Au détour d'une forêt à l'allure paisible, je me suis promené
J'étais libre, j'étais heureux, j'avais mon briquet
M'asseyant au pied d'un chêne noueux, passible j'écoutais
Décidé à faire une pause, je me mis à chercher une roulée

Quand soudain, le garde forestier m'interpella
Il n'avait pas l'air commode, il avait un famas
N'écoutant que mon courage, je défendis ma besace
Je sortis mes cornes, ma queue barbelée et fis péter mon aura

Le vieil homme ne manquait pas de ressources, ni d'aplomb
Il me dit qu'il servait l'ennemi, qu'il me péterait les dents
Et sans perdre de temps, ni divaguer en boniments
Il chargea son fusil et me truffa de plomb. Oh le con !

C'est ainsi que j'ai ploppé, j'étais pourtant irréprochable
Sauf peut être dans le village voisin, les cadavres sous la cabane
A moins qu'il ne pense à la peau que j'ai faite de son âne
Et j'allais oublier, le molotov lancé dans l'étable

Je sens que le patron va encore me passer un savon
Il avait pourtant dit: cette fois-ci, tu suis les instructions
J'aurais peut être du respecter le principe de discrétion
Mais c'est si bon pourtant, d'agir comme un démon ...